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KÉRALA-INDE AVEC MARIE LISE LABONTÉ

DU 30 MARS AU 14 AVRIL 2020. ACCOMPAGNÉ PAR JÉROME ANGEY

Dans ce voyage au Kérala nous vous proposons un séminaire sur le thème de l’enfant en soi. La douceur des backwaters, tel une matrice enveloppante, nous inspire à cette rencontre. Cette exploration qui nous guide vers notre monde intérieur se vivra pendant 5 jours. Elle sera suivie de périodes de visites et de détentes à la montage et à la mer. Tout au long de ce parcours il y aura des temps de partages et de pratiques pour faciliter l’intégration.

 

SÉMINAIRE: LA LIBÉRATION DE L’ENFANT INTÉRIEUR

L’enfant intérieur est la partie de nous qui porte la blessure fondamentale. Inconsciemment nous nous en sommes protégés. Cette protection nous a éloigné de notre enfant intérieur.

Pendant cinq jours le participant sera guidé à apprivoiser et communiquer avec cette dimension intime de lui même. Ces explorations se vivront dans le respect profond de l’écologie intérieure et de la psyché.

Ce séminaire est une invitation à rétablir le lien d’amour, de joie, de spontanéité et d’émerveillement que nous avons tous de façon innée et qui, quelquefois, a été occulté par nos doutes et nos conditionnements. Libérer l’enfant intérieur permet de retrouver le lien avec notre âme, notre coeur et notre corps.

Ouvert à tous.

Ce voyage accompagne la sortie du prochain livre de Marie Lise Labonté : L’enfant émotionnel qui est en nous. Éditions Guy Trédaniel (Europe) ; Éditions Édito (Québec). Parution, janvier 2020.

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K E R A L A

LES PRINCIPALES ETAPES

Kumarakom

 Caché dans les rives du lac Vembanad, Kumarakom est un délice pour les sens. Il y a peu d’endroits qui offrent le calme, la tranquillité et la sérénité de Kumarakom, ce qui en fait un refuge pour ceux qui veulent sortir de l’agitation urbaine. Riche en fruits tropicaux et en végétation, les bananes, les mangues, les noix de coco et les ananas se disputent l’espace avec les hibiscus aux couleurs vives et les bougainvilliers qui se déversent au-dessus des eaux. 

Periyar

 La ville de Thekkady, une campagne paisible et de riches plantations d’épices, borde le parc national de Periyar, une réserve de tigres qui abrite une multitude d’espèces : éléphants,  tigres, gaur,  macaques à queue de lion et  sambar parmi les mammifères, ainsi qu’une vaste variété d’oiseaux.

Cette réserve naturelle de 777 km2 s’étend autour d’un lac artificiel de 26km2 et fut créé en 1895 par les anglais.

 Cochin

Un vrai melting pot dans tous les sens, Cochin ou Kochi, est l’une des villes les plus dynamiques du sud de l’Inde. L’un des postes de commerce les plus importants sur la route des épices, Cochin expose plusieurs vestiges de son passé multiculturel: les filets de pêche chinois se mêlent aux palais néerlandais, aux synagogues sépharades et aux forts portugais, tout en se bousculant le long des rives de la mer d’Arabie. Aujourd’hui, Cochin a une scène artistique et culturelle prospère et accueille la Biennale de Cochin – un événement artistique majeur en Asie, chaque hiver. Plusieurs galeries, boutiques et restaurants artisanaux s’enchevêtrent les uns aux autres, en particulier dans la zone de Fort Cochin, tandis que les marchés des épices, des poissons et des antiquités continuent à prospérer côte à côte.

 

 

 

KUMARAKOM

Lieu du séminaire de cinq jours, au coeur des backwaters.

Situé sur les rives du lac Vembanad, c’est un véritable petit paradis composé de mangroves, de rizières émeraudes et de cocotiers, entrecoupés de voies navigables et de canaux. Vous pourrez bénéficier sur place d’un centre de massage ayurvédique.

Croisière Back waters (1 journée avec déjeuner). L’une des expériences les plus mémorables pour tout voyageur est de faire une promenade en bateau sur les back waters  du Kerala. Commence alors une expérience inoubliable. Un paradis aquatique qu’on ne peut découvrir qu’en bateau. D’étroites bandes lagunaires, larges de quelques mètres à peine, accueillent quelques centaines de petits villages de pêcheurs et d’agriculteurs. La nature est luxuriante, verdoyante, généreuse. Les manguiers, les cocotiers, les arbres à épices, les bananiers, les plants d’ananas bordent chaque îlot. Les lagunes s’étalent sur 1900 kilomètres, lovées entre la mer et les montagnes abruptes des Ghats. De l’eau et de la terre, on ne reconnaît plus les frontières.

PERIYAR

 Cette réserve naturelle de 777 km2 s’étend autour d’un lac artificiel de 26km2 créé en 1895 par les anglais. Elle est l’une des 27 réserves de tigres en Inde.

Promenade en bateau (non privatisé) sur le lac, au cœur de la réserve, où vous pourrez voir avec un peu de chance une grande variété  de la faune: cervidés, bisons, et  éléphants!

Avec 35 espèces de mammifères, plus de 265 d’oiseaux, 45 de reptiles, 40 de poissons et 160 de papillons – Le parc national Periyar est d’un grand intérêt pour les amoureux de la vie sauvageVisite de la réserve (à pieds) avec un guide naturaliste.Promenade au cœur des plantations d’épices suivie d’une visite sur le marché animé aux épices à Thekkedy.

En fin d’après-midi, démonstration de Kalaripayat.

Le Kalarippayat est un art martial originaire d’Inde du Sud. Une légende prétend qu’il serait à l’origine des arts martiaux asiatiques par l’intermédiaire du prince Bodhi Dharma  qui aurait créé près de Kottayam , au Kerala , la première école de kalarippayat, puis serait parti ensuite pour la Chine  pour y fonder une école de ce qui deviendra le kung-fu  au monastère de Shaolin.

MARARIKULAM

Marari, longue plage de sable blanc bordée de cocotiers, situé entre Cochin et Allepey. Détente, promenade le long de la plage, baignade dans les eaux chaudes de la mer d’Arabie ou dans la piscine de l’hôtel. Massage ayurvédique.

 Excursions, temple d’Allepey, temple de Subramanian à Haripad, temple de Nagaraja, Krishna Puram Palace, Ashram Amma. 

COCHIN

A fleur d’eau, Cochin, la «reine de la mer», est située entre la mer d’Oman et un estuaire parsemé d’îlots frangés de cocotiers. Escale prospère sur les routes de la soie et des épices, cette jolie ville aux charmantes maisons portugaises connaît toujours une grande activité. Le passé de ce comptoir se révèle sous l’aspect d’une église qui renferme les reliques de Vasco de Gama et d’une synagogue du XVIè siècle. Cochin, qui fut portugais et hollandais est un grand port aux maisons basses, paysage plein de charme qui ne ressemble à aucun autre.

Fort Cochin 

Fort Cochin se distingue par sa longue file de filets de pêche chinois qui, selon la légende locale, ont été introduits sur la côte de Malabar par les émissaires de la cour de Kubla Khan.Ensuite, découverte de l’église Saint-François, construite à l’origine par les Portugais en tant qu’Église catholique, elle est devenue plus tard protestante sous les Hollandais puis anglicane sous les Britanniques, jusqu’à ce qu’elle devienne une partie de l’Église de l’Inde du Sud dans l’ère post colonial.

Mattancherry

Mattancherry est surtout connu pour son Bazar, le quartier juif et le palais du Rajah « Dutch Palace ». Mais qu’en est-il des autres communautés qui se sont installées dans Old Cochin (Fort Kochi et Mattancherry)? À un moment donné, 32 communautés différentes vivaient dans le vieux Cochin! Aujourd’hui, il n’en reste qu’une quinzaine.

Visite du Palais Hollandais: Appelé Dutch Palace, il a été construit en 1557 par les Portugais et offert au Rajah de Cochin Veera Kerala Varma (1537-1561 en signe de bienveillance (et sans aucun doute pour bénéficier de privilèges commerciaux).

Les Hollandais apportèrent en fait une rénovation et la décoration intérieure. Les murs de certaines salles, à plafond en bois sculpté, sont ornés de peintures murales du XVIIe siècle, dont certaines représentent des scènes du Ramayana, en particulier dans la chambre royale. Ces fresques, très bien conservées, comptent parmi les plus belles de la région.

Visite de la synagogue

Bâtie au cœur du quartier c’est la plus ancienne de l’Inde. Les premiers juifs auraient débarqué sur la côte ouest de l’Inde, en suivant les routes commerciales depuis le Moyen-Orient, probablement au Iermillénaire de l’ère chrétienne.  Sur le sol de la synagogue, des carreaux de faïence chinois du XVIIIè siècle, peints à la main et dont aucun n’est semblable.Visite du quartier juif qui entoure la veille ville de Cochin avec ses maisons coloniales qui traversent le marché des épices jusqu’à la ville juive.

Croisière dans le port

Le jour se termine par une croisière le long du littoral de Cochin, afin d’observer la ville qui se développe par son activité portuaire. Regardez les barges et les bateaux venant de partout, apporter des marchandises, le lagon de Cochin s’ouvrir dans la mer d’Arabie, et les pittoresques carrelets chinois sur fond d’un magnifique coucher de soleil.

Visite, du musée d’Ayurveda et de l’usine d’ Ayurveda Vydyaratnam.

Le système médical Ayurveda

Les Veda sont des textes traditionnels indiens très anciens. L’Ayur Veda est une des quatre branches des Veda. Cette connaissance plurimillénaire étudie la santé au sens le plus large du terme et pas seulement par l’étude de la maladie. L’être  » normal  » est considéré comme non malade. Etre en bonne santé signifie se sentir parfaitement heureux.

L’Ayur Veda étudie les cinq éléments, leurs différents aspects, leurs actions liées à différentes techniques tels les massages, la pratique des purifications (Kriyas), de la concentration (Dharana) et de la méditation (Dhyana). L’Ayur Veda étudie l’alimentation, les plantes et surtout les huiles essentielles.

L’Ayurveda est une tradition vivante au Kerala. Plus qu’un système médical, c’est un mode de vie qui va de  l’alimentation, le régime à des conseils simples pour la santé et aux médicaments. Il a été développé par l’expérimentation et l’expérience d’observation constante. Alors que cette connaissance de base se développait dans la population,  l’expérimentation continuait à un niveau plus élevé parmi les vaidyas traditionnels, les gardiens de la santé; la famille Eledath Thaikkattu Mooss est l’une d’entre elles et continue encore leur pratique médicale avec un esprit infatigable.

Agence de voyage : Linde a la carte

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L’INDE EN GÉNERAL

Lorsque j’ai posé pour la première fois le pied en Inde, j’ai eu la sensation de retrouver de profondes racines. Ce qui m’a tout d’abord interpellé c’est l’extrême gentillesse et simplicité des habitants. La plupart des voyageurs qui ont appréciés ce pays y reviennent ponctuellement. Ce pays ne laisse personne indifférent.

Voici quelques informations en bref.

L’Inde est souvent considéré comme un continent. Sa superficie est de 3 287 000 km2, soit 6 fois la France. Peu de pays offrent un tel contraste et une telle richesse. La population est d’environ 1 milliard d’habitants. La Chine et l’Inde réunis totalisent près de la moitié de la population mondiale. L’Union indienne est une démocratie parlementaire et une république fédérale, composée de 25 états et de 7 territoires. L’Inde est une terre de contraste. Les structures sociales et religieuses semblent immuables depuis 4000 ans. Malgré le modernisme des grandes villes, le changement d’attitude et de mode de vie ne s’opère qu’en surface. La religion est intimement mêlée à tous les aspects de la vie.

Langues : 18 langues figurent dans la Constitution. L’Anglais reste la langue de l’administration et des affaires.

Religion : L’histoire de l’Inde commence dès le 3emillénaire avant J.-C. avec la civilisation de l’Indus. L’Inde est le berceau des religions et des philosophies. Des traces de cultes très anciens tel que le symbole Shivaïste du «lingam et yoni» représentant les 2 énergies yin et yang à la base de la création de l’univers ont été retrouvées sur des sites datant de plus de 5 000 ans.

La philosophie de l’Inde a influencé les civilisations égyptienne et grecque. Les divers cultes et philosophies rencontrées en Inde ne se ressemblent pas suivant les régions. La langue sanscrite (la plus ancienne langue vivante) a permit de conserver intact la signification réelle des nombreuses écritures sacrées et occultes. Ce qui permet à certains érudits d’affirmer que la totalité des écritures anciennes comprennent toutes les connaissances religieuses au monde. On a pu voir dans l’histoire ancienne de ce continent, une tolérance entre les différentes communautés de pensées.

L’Inde est le berceau du Bouddhisme, du jaïnisme, du Sikhisme. Terre d’accueil des Parsis, des chrétiens et des musulmans.

Jérome Angey

LE KERALA (les Dravidiens)

Contrée magique, le Kerala, petit état côtier situé à l’extrémité sud-ouest de la péninsule indienne, se distingue par bien des aspects du reste du sous-continent. Situé entre mer et montagne, il possède un environnement exceptionnel. État le plus alphabétisé, c’est également un des plus riches. Grâce à sa production d’épices et de thé. Son climat tropical donne naissance à une végétation luxuriante. La prospérité du sud repose sur des liens commerciaux très anciens avec d’autres civilisations, notamment égyptienne et plus tard, romaine. Parmi les influences étrangères qui ont imprégné le sud, Saint Thomas-l’Apôtre semble avoir touché la côte de Malabar sur le littoral du Kerala vers l’an 52. Une forte population chrétienne y est présente.

Le mot Kerala signifie «le pays de la noix de coco», également appelé «le pays de la magie verte» ou «le pays des Dieux». Dans cet état, nous découvrirons les arts traditionnels.

  • L’AYURVEDA: Ce système de médecine très ancien, issu des Védas, est une science de la vie visant à établir la santé en harmonisant le physique, le mental et le spirituel dans l’être humain. Les traitements ayur-védiques sont proposés dans tous les hôtels ou nous nous rendrons.

 

  • LE BHARATA NATYAM: Danse classique féminine harmonisant grâce et précision, fermeté et douceur. C’est la danse la plus ancienne et la plus pure de l’Inde. À l’origine étroitement liée au culte Shivaïque rendu dans les grands temples. Cette danse est un véritable code symbolique qui utilise tout le corps comme moyen d’expression. Le Natyashastra mentionne 13 positions de la tête, 36 des yeux, 6 de la bouche, 9 du cou, 9 glissements des prunelles, etc… À cela viennent s’ajouter les mouvements des mains ou mûdra.

 

  • LE KHATHAKALI: Représentation gestuelle et chantée des anciennes épopées. Les expressions des yeux, des mains et du corps entier développent la mobilité du sentiment et la coordination. Cette danse-drame est née au Kerala et met en scène des épisodes tirés du Ramayana ou du Mahabarata. Cette danse n’est exécutée que par des hommes. Le danseur commence son apprentissage dès l’âge de 8 ans et ne parvient à une maîtrise totale qu’au terme de dix années d’un entraînement extrêmement dur. L’autonomie et la dextérité que peuvent atteindre certaines parties du corps sont éblouissantes : ainsi un danseur voulant exprimer le démon Ravana au comble de la rage est capable de mouvoir isolément chacun de ses orteils, à la manière de phalanges pianotant d’impatience. Dans le Kathakali, les mudras (position des mains) n’expriment pas seulement les émotions, les paysages mais «toutes les constructions possibles de la grammaire sanskrite». Le spectateur émérite peut suivre mot à mot une histoire racontée, le danseur substituant au langage verbal toute une syntaxe corporelle.

La scène où se déroule l’action ainsi que la chambre ou s’habillent les danseurs ont un caractère sacré : l’espace délimité, aussi frustre soit-il symbolise l’univers; tandis que 2 lampes à l’huile figurent le soleil et la lune.

 

  • LE KALARRIPAYAT: Art martial très ancien, où le respect, l’attention et la non violence soutiennent l’efficacité et la force physique afin de maintenir l’ordre en soi-même et dans la société.

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